Karl Marx, le 28 mars 1854


 

1er février 2022

« la population sédentaire de Jérusalem compte environ 15 500 âmes, 4 000 musulmans et 8 000 juifs »


Karl Marx a publié en 1854 dans le New-York Herald Tribune un article intitulé : « Déclaration de guerre. – Sur l’histoire de la question orientale« .

Il évoque bien entendu Jérusalem, et rapporte la composition démographique de la ville, que vous trouverez plus bas dans l’article.

Les chiffres intéresseront beaucoup les antisémites qui reprennent sans vérifier le mensonge palestinien, lesquels accusent Israël de « judaïser Jérusalem » – sous-entendu : « les juifs n’ont aucun lien avec cette ville, ce sont des colonisateurs, ils doivent en être expulsés ».

Voilà ce qu’écrit Marx – les journalistes du Monde vont s’étrangler, ne leur mettez pas ça sous le nez :

Jérusalem et les Lieux Saints sont habités par des nations professant des religions : les Latins, les Grecs, les Arméniens, les Coptes, les Abyssins et les Syriens.

Il y a 2.000 Grecs, 1.000 Latins, 350 Arméniens, 100 Coptes, 20 Syriens et 20 Abyssiniens = 3.490. Dans l’Empire ottoman, nous trouvons 13.730.000 Grecs, 2.400.000 Arméniens et 900.000 Latins. Chacun de ces groupes est à nouveau subdivisé.

…/…

Pour terminer, rappelons que les pères de l’Église latine, composée presque exclusivement de Romains, de Sardes, de Napolitains, d’Espagnols et d’Autrichiens, sont tous jaloux du protectorat français et voudraient lui substituer celui de l’Autriche, de la Sardaigne ou de Naples, les rois de ces deux derniers pays prenant tous deux le titre de roi de Jérusalem ; et que la population sédentaire de Jérusalem compte environ 15 500 âmes, dont 4 000 musulmans et 8 000 juifs.

Les Musulmans, qui forment environ un quart de l’ensemble et se composent de Turcs, d’Arabes et de Maures, sont, bien entendu, les maîtres à tous égards, car ils ne sont nullement affectés par la faiblesse de leur gouvernement à Constantinople.

Rien n’égale la misère et les souffrances des Juifs de Jérusalem, qui habitent le quartier le plus sale de la ville, appelé hareth-el-yahoud, le quartier de la saleté, entre Sion et Moriah, où se trouvent leurs synagogues – objets constants de l’oppression et de l’intolérance des Musulmans, insultés par les Grecs, persécutés par les Latins, et ne vivant que des maigres aumônes transmises par leurs frères européens.

Les Juifs, quant à eux, ne sont pas des indigènes, mais viennent de pays différents et lointains, et ne sont attirés à Jérusalem que par le désir d’habiter la vallée de Josaphat, et de mourir dans les lieux mêmes où l’on attend le rédempteur.

Reprenons :

  • Les Chrétiens sont 3 490. Leur origine : 2.000 Grecs, 1.000 Latins, 350 Arméniens, 100 Coptes, 20 Syriens et 20 Abyssiniens)

  • Les Musulmans sont 4 000. Origine : Turcs, Arabes et Maures

  • Les Juifs sont 8 000. Origine : Europe.

Voilà qui clarifie plusieurs faits :

  • les Juifs n’ont volé la terre de personne.

  • la présence juive en Palestine précède la naissance du sionisme, et n’est pas la conséquence de l’holocauste.

  • le narratif palestinien est mensonger, le narratif israélien est conforme à l’histoire et aux faits – donc les médias citent le narratif…. palestinien !

En conclusion, le seul marxiste qui reconnait les liens historiques des juifs avec leur terre, c’est Karl Marx.

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7

 

Lire sur le site : https://israel247.org/2022/02/karl-marx-et-jerusalem-new-york-herald-tribune-du-28-mars-1854/

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