La politique israélienne passe de la farce au surréalisme ; demain, la folie ?


46 heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats des élections israéliennes ont enfin été annoncés dans la soirée de jeudi. La participation électorale a fortement baissé – passant de 71,5 %, il y a tout juste un an, à 67,2 % dans la journée de mardi. La distribution des sièges a été significativement différente des prédictions faites par les sondages pré-électoraux et de sortie des urnes, qui avaient été réalisés mardi soir. Toutefois, l’image d’ensemble laisse une impression devenue malheureusement familière : l’électorat israélien fait aujourd’hui face à un énième scrutin aux résultats non-concluants. La camp pro-Netanyahu compte 52 sièges à la Knesset, forte de 120 membres. Le camp anti-Netanyahu remporte 57 sièges. Yamina, le parti de Naftali Bennett, qui pourrait être enclin à rejoindre Netanyahu, en dispose de 7. Et le grand élément perturbateur de ce vote, le parti islamiste Raam – dont aucun sondage majeur de sortie des urnes n’avait prévu l’entrée à la Knesset – en a gagné 4. Ce qui signifie que, ni les alliances anti ou pro-Netanyahu ne disposent de voie claire pour mettre en place une majorité de coalition – qui ne peut être à l’heure actuelle envisagée que sous une forme ou une autre d’amalgame idéologique et sans aucune logique entre partenaires politiques improbables. C’est pourtant la seule voie qui pourrait nous éviter un cinquième cycle électoral d’ici quelques mois. Une coalition surréaliste formée d’un parti arabe et anti-arabe, tous deux anti-LGBT ?

(Extrait)

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