Les mots ne sont pas innocents


 

15 juin 2022

C’est « Judée-Samarie » qu’il faut dire, et pas « Cisjordanie ». C’est « pionnier », et pas « colon »


Ceux qui défendent l’État juif ne devraient jamais utiliser le terme de « colons » pour qualifier les Israéliens vivant en Judée-Samarie, alors qu’ils sont installés sur une terre qui leur appartient depuis des temps immémoriaux. La Judée et la Samarie sont le cœur ancestral et biblique de la terre d’Israël. Le monde doit entendre parler des droits inattaquables des Juifs sur la Terre et non des revendications frauduleuses des «Palestiniens» ou des divagations des judéophobes qui infestent le mouvement BDS, les médias, et les campus universitaires en Occident.

Les mots et leurs conséquences : Cisjordanie ou Judée et Samarie ?

Quand est-il devenu un truisme accepté que la paix entre Israël et les Arabes, qui s’appellent eux-mêmes «Palestiniens», exige qu’Israël leur cède son droit de naissance biblique au cœur même du pays juif ?

Quand les accords d’Oslo ont-ils supplanté la possession du peuple juif de ce territoire donné par Dieu qu’est la Judée et la Samarie, le territoire qu’un monde hostile tient à appeler par son nom jordanien illégitime : la Cisjordanie (West Bank en anglais) ?

Qui sont-ils, ceux qui osent diviser la terre que le Tout-Puissant a léguée à Abraham et à ses descendants en passant par Isaac et Jacob ? Qui sont-ils pour donner une partie de la minuscule Eretz Yisrael (la Terre d’Israël) aux prétendus descendants d’Ismaël, qui possèdent de vastes territoires dans tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ?

Les judéophobes (alias antisémites) n’aiment peut-être pas qu’on leur dise cela, mais les faits suivants sont des vérités qui ne peuvent pas disparaître.

Contrairement au dernier titulaire de la Maison Blanche, le Président Donald J. Trump, qui est profondément apprécié, trop de présidents américains précédents ont fait la promotion de politiques arabes pro-musulmanes, qui ont mis en danger l’existence même de l’État juif renaissant.

Il en est ainsi avec l’actuel président démocrate, Joe Biden. Lui, comme ses manipulateurs malveillants, devrait prendre note de ce que dit la Genèse au chapitre 12, verset 3 [NdT: « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.»]

Et puis il y a eu Barack Hussein Obama, dont la haine de l’État juif a surpassé même celle du lamentable Jimmy Carter. Vous souvenez-vous de son Secrétaire d’État, John Kerry ? Il est venu à de nombreuses reprises faire pression sur Israël et le menacer, ouvrant ainsi la voie à des temps encore plus néfastes pour l’État juif en difficulté.

La soi-disant Autorité «palestinienne» (AP) a été encouragée par MM. Kerry et Obama à durcir ses exigences à des niveaux insupportables et arrogants.

Elle a exigé d’Israël qu’il commette essentiellement un suicide national. Et combien de fois avons-nous entendu Mahmoud Abbas, le leader négationniste des Arabes frauduleux qui se font appeler «Palestiniens», dire à M. Kerry que les « Arabes palestiniens » n’accepteront jamais Israël ? Voilà pour ce qui est de la paix!

M. Kerry insistait, tandis que lui et M. Abbas se serraient les coudes, sur le fait que les « colonies » israéliennes sont illégales. Il a délibérément utilisé le terme péjoratif de « colonies » pour rabaisser et délégitimer les villes et villages juifs.

L’AP et l’OLP, ainsi que le Hamas et le Jihad islamique de Gaza, financés et soutenus par l’Iran, ont ainsi été encouragés à multiplier les attentats et les meurtres contre les Israéliens.

Les John Kerry de ce monde ont beaucoup de comptes à rendre alors que le nombre de victimes juives ne cesse de croître.

Toutes ces notions de « terre contre paix » et de « solution à deux États » érodent les droits millénaires et inaliénables du peuple juif sur sa petite terre entre le Jourdain et la Méditerranée.

Malheureusement, trop de politiciens israéliens de gauche se permettent encore de croire aux fausses promesses musulmanes (tekiyah) de paix. Ne se souviennent-ils pas des paroles prophétiques de Jérémie ? « Paix, paix, mais il n’y a pas de paix ».

Cinquante-cinq années interminables ont été gaspillées par les dirigeants israéliens depuis la guerre défensive des Six Jours de juin 1967 contre l’agression génocidaire arabe. Ce retard indéfendable dans la libération du cœur du pays juif a encouragé un monde hostile à diaboliser les villes et villages juifs de Judée et de Samarie (alias la Cisjordanie).

Ainsi, ces communautés juives ont été délégitimées encore et encore grâce à l’utilisation du terme péjoratif de « colonies ».

Rappelez-vous qu’il n’y a jamais eu, dans toute l’histoire enregistrée, un État souverain et indépendant appelé « Palestine ».

Israël n’est pas habité par des « colons » étrangers. La population juive de Judée et de Samarie habite et rachète sa propre terre ancienne et ancestrale. Ces hommes, femmes et enfants ne sont pas des « colons » sur ce qui leur appartient déjà en vertu d’un attachement historique et spirituel millénaire. En effet, de nombreux villages juifs actuels, notamment en Judée et en Samarie, sont construits sur les sites juifs bibliques qui existaient il y a des millénaires. Sur le Golan, par exemple, on trouve de nombreux sites où des synagogues existaient il y a plus de deux mille ans.

Je considère personnellement comme un anathème le fait de décrire les communautés juives du cœur biblique de la Judée et de la Samarie par le terme odieux de « colonies ». Pour trop d’Israéliens, ainsi que des pro-israéliens, continuer à les appeler « colonies » sans réfléchir, c’est presque comme s’ils s’étaient résignés à rabaisser l’histoire juive ancestrale et biblique.

C’est la terminologie linguistique utilisée par les antisémites notoires et ceux qui colportent la haine anti-israélienne et elle ne devrait jamais être utilisée par les Israéliens ou les défenseurs de l’État juif.

Tragiquement, la Judée et la Samarie n’ont toujours pas été rachetées et intégrées à la souveraineté d’Israël. Ces terres sont la chaîne et la trame mêmes, le tissu et la fibre de l’histoire juive, à la fois pendant et depuis les temps bibliques. L’interminable retard pris par les gouvernements israéliens successifs par crainte de bouleverser un monde hostile revient à trahir le don éternel de Dieu à son peuple.

En 2003, la professeure Talia Einhorn a écrit sur la Judée, la Samarie et Gaza, ou, comme on l’appelle par son acronyme hébreu, Yesha : ce qui signifie en hébreu, Yehuda, Shomron et Azza. Yehuda signifie Judée et yehudim est le mot hébreu pour Juifs. Dans un monde sain, ce lien irréfutable devrait impressionner même les Arabes frauduleux qui se disent «Palestiniens». Mais, hélas, ce monde est tout sauf dans un espace rationnel.

Pour faire simple : le peuple juif n’est pas un peuple de « colons » installé sur une terre qui lui appartient depuis des temps immémoriaux.

Le peuple juif autochtone ne peut pas être appelé « colon » dans son propre cœur ancestral et biblique de Judée et Samarie – ou à Gaza d’ailleurs.

Enfin, le monde – qu’il le veuille ou non – doit entendre parler des droits inattaquables des Juifs sur la Terre et non des revendications frauduleuses des «Palestiniens» ou des divagations des misérables judéophobes qui infestent le mouvement BDS, les médias et polluent de plus en plus les campus universitaires.

Ne facilitez pas la tâche de ceux qui détestent Israël. Aidez à honorer les villageois et les habitants juifs qui vivent dans leur ancien cœur biblique de Judée et Samarie – souvent en grand danger face à la terreur arabe – en rejetant l’utilisation des termes blessants et illégitimes de « colons », « colonies » et « Cisjordanie ».

Veuillez les honorer en utilisant des mots appropriés pour décrire les villages et les villes de Judée et de Samarie. Après tout, les mots ont un sens et des conséquences.

© Traduction et adaptation, Magali Marc pour Israël 24/7

 

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